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Par : webmestre
Publié : 5 juin

Que s’est-il passé à l’école BUISSON de Sotteville-lès-Rouen ?

Le mardi 7 mai 2019, l’alarme intrusion du groupe scolaire se déclenche de façon intempestive, entrainant l’évacuation de toutes les classes élémentaires et maternelles sous le contrôle de la police nationale arrivée sur les lieux.
Malheureusement, malgré les efforts des collègues, de la directrice et du directeur, une collègue n’est pas avertie et travaille dans sa classe avec des élèves de grande section de maternelle. Entendant du bruit dans le couloir, elle sort et se retrouve nez à nez avec des policiers dont un la met immédiatement en joue. Elle se retrouve ainsi de longues minutes face à face avec un fonctionnaire de police qui pense avoir peut-être affaire à une terroriste ; la collègue elle-même, ne comprenant pas qu’on la mette en joue, pense être en présence d’un terroriste, néanmoins garde son sang-froid, et tente de rassurer les élèves en leur disant que c’est un exercice.
On imagine la frayeur de notre collègue et celle des enfants présents ! Lorsque tout doute est levé, la maîtresse et les élèves sont évacués pour rejoindre le reste de l’école.
Cette malheureuse succession d’évènements nous interroge sur la pertinence de ce type d’alarme, plus généralement sur le choix du « tout sécuritaire ». Mais ce n’est pas tout.
Le jour même de l’incident, les collègues directeurs alertent l’IEN de circonscription, une première fois par téléphone sans savoir ce que subissait leur collègue, une seconde fois par courriel, envoyant à l’IEN un rapport écrit, comme il le leur a été demandé.
De façon incompréhensible, ce message n’a aucune suite. Personne de la circonscription ne se déplace, pas un coup de téléphone, pas un courriel …. Silence radio !
Alerté, SUD EDUCATION s’est rapproché des collègues du groupe scolaire et a décidé d’interroger le Rectorat et l’Inspection Académique. À notre grand étonnement, personne n’était au courant ! M. le DASEN nous a proposé un rendez-vous dans les plus brefs délais,
afin de faire le point sur ces événements. Nous avons donc cherché à comprendre ensemble les raisons qui ont fait que l’IEN n’avait pas réagi. La réponse proposée par M. le DASEN est celle donnée par l’IEN : panne de l’imprimante de la circonscription, messages tombés dans l’oubli.
Bien évidemment cette réponse n’est pas satisfaisante, il n’est pas crédible qu’un courriel de cette importance n’ait pas été lu, transmis, évoqué... Nous allons donc continuer à essayer de faire la lumière sur cette affaire.
À noter que le DASEN a annoncé prendre contact avec notre collègue afin de lui proposer une aide, ainsi qu’avec les équipes en ce qui concerne le suivi psychologique des enfants ainsi que de leurs parents.