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Par : webmestre
Publié : 18 décembre 2014

DÉCLARATION LIMINAIRE À LA CAPA CERTIFIÉ-E-S DU MARDI 16 DÉCEMBRE 2014

Les élections professionnelles dans l’Éducation Nationale de décembre 2014 ont fait, comme en 2011, la démonstration du déni de démocratie que représente le vote électronique. Après une organisation titanesque tant pour les services administratifs que pour les organisations syndicales, nous avons pu constater de nombreux dysfonctionnements et irrégularités. La Fédération SUD Éducation, qui a notamment saisi la CNIL, continue de réclamer avec virulence le retour au vote à l’urne, seule garantie d’une véritable représentativité.
La participation à ce type de vote est un fiasco. Avec le vote à l’urne, le taux de participation aux élections professionnelles dans l’Éducation nationale était toujours supérieur à 60%. Cette année encore la participation n’aura été que de 41,73%.
L’organisation des opérations a été calamiteuse pour les personnels comme pour les organisations syndicales. Les personnels ont vu leurs boîtes électroniques saturées de courriels reçus simultanément, sans possibilité de se désinscrire des listes. La procédure de vote et celle qui a été imposée aux organisations syndicales pour le dépôt des listes et des candidatures étaient d’une grande et inutile complexité.
Le scrutin est surtout entaché de nombreuses irrégularités. Les procédures et les informations manquantes ou contradictoires ont empêché des personnels de voter. Il y a eu rupture d’égalité dans la communication officielle des organisations syndicales. La fraude était facile, comme notre fédération l’a fait constater par huissier. Des organisations syndicales concurrentes ont eu recours à des moyens douteux, voire illégaux, pour faire voter pour elles ou voter à la place des personnels en leur demandant des informations personnelles et confidentielles. SUD Éducation Haute-Normandie s’est refusée à cette compromission et cette infantilisation des personnels.
Malgré une hausse de 61 voix la fédération SUD Éducation a perdu son siège en Comité Technique Ministériel, mais a gagné avec SUD Recherche EPST un siège en Comité Technique Ministériel de l’Enseignement Supérieur et la Recherche.
Solidaires Fonction Publique renforce son implantation et conserve tous ses sièges dans la Fonction Publique Hospitalière et la Fonction Publique d’État.
L’Union Syndicale Solidaires dénonce les suppressions de postes dans nombre de secteurs des Fonctions Publiques où les besoins en personnels pour des services publics de qualité et ce pour la totalité de la population devraient conduire au contraire à des créations de postes de titulaires.
Le gouvernement actuel a dit faire de l’Éducation nationale une priorité : mais où est-elle ? Où sont les 60 000 postes soi-disant créés, qui ne rattraperaient déjà pas les 80 000 perdus sous Sarkozy ?
À ce jour, les 30 000 équivalents temps plein (et non postes) créés couvrent à peine l’augmentation démographique. Les personnels de l’Éducation nationale, à l’instar de tous les fonctionnaires boucs émissaires de la politique d’austérité de deux gouvernements successifs, voient toujours leur pouvoir d’achat baisser mois après mois.
Après la suppression des RASED et des CIO, c’est l’éducation prioritaire qui est la cible de la logique comptable du gouvernement en supprimant des moyens dans les établissements des zones les plus défavorisées, ceux-là mêmes qui accueillent les élèves les plus en difficulté scolaire comme sociale, sans prendre en compte la réalité du terrain !
Loin de fléchir face à ceux qui veulent réduire, voire détruire l’école publique et laïque nationale, SUD Éducation Haute-Normandie continuera de lutter aux côtés des personnels de toutes catégories pour une autre école dans une autre société.