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Par : webmestre
Publié : 19 juin 2014

Déclaration de SUD Education HN aux Formations Paritaires Mixtes Académiques (FPMA)

Non, le prétendu « devoir de réserve pour TOUT fonctionnaire » n’existe pas. Les fonctionnaires de base ne sont soumis qu’au devoir de DISCRETION, ce devoir portant sur la non-divulgation d’informations professionnelles auxquelles ils ont accès, c’est tout !!

« Le Conseil d’État a jugé de manière constante que l’obligation de réserve est particulièrement forte pour les titulaires de hautes fonctions administratives en tant qu’ils sont directement concernés par l’exécution de la politique gouvernementale. »

Madame la Rectrice de l’Académie de Rouen se permet donc une interprétation personnelle de l’article 26 de la Loi n° 83-634 en accusant des enseignants du Lycée Blaise Pascal de Rouen d’avoir failli à un devoir inexistant.

Après des mois de lutte pour faire entendre leur souffrance, les collègues du Lycée Blaise Pascal de Rouen, soutenus par de nombreux élèves et parents, et certains syndicats dont SUD Éducation, ont finalement obtenu le déplacement de leur chef d’établissement qui, lui, avait effectivement failli à sa mission de garant de la justice et de conditions de travail optimales au sein de son établissement : fin d’admonestation de notre part.

Alors quel but Madame la Rectrice de l’Académie de Rouen poursuit-elle en menaçant des enseignants du Lycée Blaise Pascal de Rouen de sanctions disciplinaires ? Nous ne pouvons imaginer qu’elle souhaite par là, et le Ministère avec elle, faire payer la vérité découverte au grand jour, et/ou même encore, décourager les personnels de défendre à l’avenir leurs droits face à des dérives insupportables…

SUD Éducation exige que soit mis un terme à un acharnement injustifié à l’égard de collègues qui n’ont fait que servir l’intérêt général des personnels et des élèves de leur établissement et que soient levées immédiatement les menaces de mesures disciplinaires envisagées à leur encontre.

Nous estimons que ce type d’attitude répressive « nuit gravement à notre institution » en installant une confusion entre armée et service public, et constitue un coupable manquement à l’obligation pour les acteurs de l’Éducation nationale de veiller à la sérénité et à l’harmonie dans ses services d’intérêt national.

Cependant,… nous reconnaissons que le gouvernement actuel par son obstination à ne pas entendre les motifs légitimes des cheminots et intermittents du spectacle à cesser le travail, donne, pour le moins, un très mauvais exemple.