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Par : webmestre
Publié : 23 février 2011

l’apen (précaires de l’EN)

Un site : http://apen76.fr
un mail : collectif_education_precarite@hotmail.fr
un forum : http://precaires-en-7627.forumactif.us/index.htm

Conformément à la loi n°2005-843 du 26 juillet 2005 portant diverses mesures de transposition du droit communautaire à la fonction publique, les professeurs contractuels ont vu leur contrat transformé en CDI s’ils remplissaient, le 1er juin 2004 ou au plus tard au terme de leur contrat en cours, les conditions suivantes : être âgé d’au moins cinquante ans, être en fonctions ou bénéficier d’un congé, justifier d’une durée de services effectifs au moins égale à six ans au cours des huit dernières années et occuper un emploi de non titulaire dans les services de l’État ou de ses établissements publics administratifs.

Le site de la Coordination Nationale des Précaires de l’Education :

CNPE : http://cnpe.free.fr/

Les contrats précaires font maintenant partie intégrante du paysage de l’éducation nationale. La précarisation des emplois dans les services publics, particulièrement celui de l’éducation, s’accélère depuis quelques années. Les personnels ont connu, après l’arrêt du recrutement des M.I.S.E (surveillants avec un emploi de 26 heures semaine payées au SMIC) :

-  les aides éducateurs (emplois jeunes dont la durée du contrat de droit privé pouvait variée jusqu’à 5 ans),

- Les assistants d’éducation ( 42 heures pour le même salaire, plus de responsabilités, et un flou total en ce qui concerne les missions !),

- Enfin les contrats d’avenir et les contrats d’aide à l’emploi (respectivement CAV et CAE), avec des contrats de droit privé de 6 à 10 mois payés moins de 800 € pour un plein temps maximal de 26h, et incluant des missions extrêmement larges pour une formation quasi inexistante !

Ces personnes recrutées afin d’aider les personnels titulaires de l’éducation nationale sont devenues indispensables au bon fonctionnement des écoles et établissements. Ces contrats compensent une véritable carence en personnel titulaire et formé, personnel depuis longtemps réclamé dans les établissements, comme les « enseignants supplémentaires », maîtres E et G, médecins scolaires, infirmières scolaires, conseillers d’orientations psychologues, assistants sociaux….. Ces constatations posent évidemment de nombreux problèmes :

- L’investissement personnel nécessaire afin d’aider au mieux les élèves paraît difficilement envisageable lorsqu’on est même pas certain de retrouver son emploi d’une année sur l’autre.

- De même pour l’inscription dans un projet d’école ou d’établissement à moyen ou long terme.

- La déréglementation et l’imprécision concernant les missions à effectuer.

- Le revenu indécent.

- L’isolement des personnes employées.
Les EVS et autres assistants d’éducation(s) ont un rôle important dans le parcours des enfants et adolescents pendant leur scolarité. En effet, outre les rôles d’aide à la direction et travaux administratifs, ces personnes assistent des élèves en situation de handicap, accompagnent les sorties scolaires, surveillent les élèves dans les temps scolaires non enseignés, aident à la recherche documentaire et à l’apprentissage des nouvelles technologies, font parfois du soutien scolaire et de l’aide aux devoirs..... Ils sont au contact des enfants à longueur de journée et doivent donc faire face et savoir répondre en urgence à des situations parfois épineuses.
 Nous réclamons donc :

  • Le réemploi des personnels avec une réelle définition des missions et un salaire décent afin de défendre un grand service public d’éducation efficace,
  • Le droit à une véritable formation qualifiante et préparatoire à la titularisation dans la fonction publique, des stages de formations correctement rémunérés permettant d’accéder à ces emplois,
  • Des garanties nationales sur les modalités de rémunération pendant juillet et août pour cet été,
  • Une augmentation immédiate des salaires pour une vie décente.