Vous êtes ici : Accueil > CHAMP PROFESSIONNEL > CIO > SUIO BRADE !
Par : webmestre
Publié : 20 septembre 2012

SUIO BRADE !


SUIO BRADE !


Nos collègues du SUIO (Service Universitaire
d’Information et d’Orientation) se sont vus signifier par la
présidence de l’université, deux jours avant la rentrée, que leur
service n’était plus financé et qu’ils n’avaient qu’à rejoindre
leur CIO d’origine.


On leur reproche de ne pas suffisamment faire
de communication, d’informer sur ce qui peut se faire dans d’autres
universités, de trop faire de conseil, ce qui constitue pourtant le
cœur de leur métier !


Par ailleurs, sur fond de luttes de pouvoir
entre rectorat et présidence, on se renvoie la responsabilité de
cette fermeture : qui subventionne ce service ? Quelle
compensation versée par l’université pour cette mise à disposition
de COP ?


La mauvaise foi et les mensonges
prédominent.


Cette fermeture fait suite à la suppression
des journées portes ouvertes de l’université aux élèves de
terminale des lycées de l’académie qui accueillaient les années
précédentes la moitié d’entre eux. Jugées inutiles, ces journées
leur permettaient pourtant de découvrir les filières, elles
étaient justement organisées par les collègues du SUIO.


Deux postes et demi de COP pour intervenir
dans une université de 24000 étudiants,


est-ce un luxe ?


Cette fermeture se fait au détriment de tous
les étudiants pour qui le droit à l’information et au conseil est
bafoué.


Le procédé à l’égard des personnels (COP et
administratifs) est proprement indigne et rappelle les méthodes les
plus sauvages du privé.


Tout s’est fait sans aucune consultation des
structures représentatives des personnels qui ont découvert la
situation à la rentrée et ont été mises devant le fait accompli.


Faut-il encore s’interroger sur les bénéfices
de l’autonomie des universités, de la décentralisation, qui
permettent à des potentats locaux de prendre des décisions à
courte vue, sans se poser la question des coûts à long terme de
leurs impérities (coûts dus à l’échec de certains étudiants, aux
erreurs d’orientation...)


Enfin on peut légitimement se poser la
question de la continuité du service public universitaire sur le
territoire, si certaines universités se permettent de vouloir
conserver leurs étudiants à n’importe quel prix, par exemple en
leur refusant l’accès à l’information qui leur est dû.