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Par : webmestre
Publié : 8 juillet 2012

Déclaration à la CAPA Stagiaires 2nd degré

DÉCLARATION À LA CAPA « STAGIAIRES 2nd degré  » VENDREDI 6 JUILLET 2012

 

Pour SUD Éducation la réalité que nous devrons affronter à la rentrée prochaine, c’est bien la suppression de 12 645 postes (-14 000 + 1 355).

 

Le 1er degré devra subir les fermetures de classes, l’insuffisance criante des moyens de remplacement, le démantèlement des RASED, le recul de la scolarisation des 2 ans, les classes surchargées, les classes à multi-niveaux, le manque de psychologues scolaires, etc…

Le 2nd degré est censé gérer les lourdes conséquences des suppressions de postes qui sont : l’augmentation des effectifs par classe, la suppression de groupes ou dédoublements, la disparition de nombreuses options, l’accroissement de la charge de travail pour les personnels de tous corps, etc…

 

Partout la souffrance au travail s’accroit.

Quid de la réforme du lycée dont le ministre n’a aucunement annoncé une possible remise en question ?

Quid également de la réforme de l’enseignement professionnel qui supprime 25% de formation pour les élèves de Bac professionnel ?

Quid de celle de la voie technologique qui n’a d’autre objectif que de supprimer des postes ?

Quid de la démolition en règle de la Vie scolaire prise en étau entre suppressions d’emplois, restructurations et dérives sécuritaires ?

Quid de la formation initiale et de la formation continue des personnels ?

Quid du départ à la retraite à 60 ans ?

 

Quant aux stagiaires, les faire passer à 15h devant élèves au lieu de 18 n’est pas véritablement leur donner des moyens réels de se former. Cette mesure risque en outre d’alourdir encore un peu la charge de travail des titulaires en heures supplémentaires !

 

D’autre part, SUD Éducation rappelle que le renouvellement des milliers de CAE-CUI arrivant en fin de contrat ne fera que les maintenir dans la précarité, alors qu’il s’agit de missions pérennes qu’il faut concrétiser par des emplois de fonctionnaires. Également, la décision de créer un nouvel emploi de « médiateur violences  », une fois de plus précaire, est inacceptable dans un contexte de manque cruel de surveillants.

 

Pour SUD Éducation Haute-Normandie l’urgence pour la rentrée prochaine c’est :

  • la réouverture des 2 500 postes RASED supprimés, la mise en place de formations spécialisées pour rétablir les réseaux d’aides complets, créer des postes de Maîtres E et G, de psychologues,
  • l’augmentation des moyens de remplacement, la baisse significative des effectifs-classe par des créations de postes à la hauteur des besoins,
  • l’extension du recrutement sur listes complémentaires, l’organisation d’une session de concours supplémentaire comme en 1981,
  • le réemploi, la titularisation et la formation de tous les précaires,
  • le retour au tiers-temps face aux élèves pour les stagiaires,
  • mais aussi la suppression des dispositifs liberticides tels que le Livret personnel de compétences et les systèmes de fichage centralisé des élèves et des personnels,
  • ainsi que l’arrêt des atteintes aux libertés syndicales et le rétablissement dans leurs droits des militantes et militants sanctionné-e-s.

 

SUD Éducation ne se satisfera pas d’un sparadrap sur une jambe de bois et s’adresse à nouveau au Ministre pour réclamer un véritable plan d’urgence pour la rentrée.

 

SUD Éducation appelle les personnels à se réunir en Assemblées Générales d’établissement, de secteur ou d’agglo, à se mobiliser activement, à coordonner leurs actions et soutiendra toutes les initiatives prises pour refuser cette nouvelle rentrée d’austérité.