Vous êtes ici : Accueil > ESPACE INTERNE : PERMANENT-ES + BUREAU ELARGI > Arbo Sud > ARBO 76 27 > SUD EDUC 76 27 > INFORMATIONS JURIDIQUES : archives & pocédures > (ARCHIVE INTERNE) CONCLUSION des prudh’hommes défendu par JMF / (...)
Par : webmestre
Publié : 13 mai 2012

(ARCHIVE INTERNE) CONCLUSION des prudh’hommes défendu par JMF / AVS-EVS

Conseil de Prud’hommes de Rouen

Section activités diverses

Conclusions

Audience de jugement

du 2011 à

Pour  : Mme ANONYME Salharié

Née le

De nationalité française

Demeurant

<ville></ville>

<p>partie <span data-scayt_word="demanderesse" data-scaytid="3">demanderesse</span></p>

<p>Assistée de M.&nbsp;Jean-Marie <span data-scayt_word="FOUQUER" data-scaytid="4">FOUQUER</span></p><p><span data-scayt_word="XXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXX" data-scaytid="108">XXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXX</span><br></p><p>Délégué syndical SUD Éducation</p>

<p><strong>Contre&nbsp;: </strong>Le lycée professionnel Bernard <span data-scayt_word="Palissy" data-scaytid="6">Palissy</span>,</p>

<p>5 sente aux Loups</p>

<p>76152 <span data-scayt_word="MAROMME" data-scaytid="7">MAROMME</span></p>

<p>partie défenderesse</p>

<p>Représentée par Mme&nbsp;<span data-scayt_word="Nadine" data-scaytid="8">Nadine</span> ROBINET, Chef du bureau des Affaires juridiques et du contentieux du Rectorat de l’Académie de <span data-scayt_word="ROUEN" data-scaytid="9">ROUEN</span>.</p>

<p>Rappel des demandes</p>

<ul class="spip"><li><span data-scayt_word="Requalification" data-scaytid="10">Requalification</span> du <span data-scayt_word="CDD" data-scaytid="11">CDD</span> en <span data-scayt_word="CDI" data-scaytid="12">CDI</span> depuis le <span data-scayt_word="1er" data-scaytid="13">1er</span> septembre 2008</li><li>1 013,22 <span data-scayt_word="euros" data-scaytid="14">euros</span> brut au titre de l’indemnité de <span data-scayt_word="requalification" data-scaytid="15">requalification</span> (1 mois de salaire).</li><li>6 079,32 <span data-scayt_word="euros" data-scaytid="16">euros</span> brut au titre du licenciement sans cause réelle et sérieuse (6 mois de salaire).</li><li>607,93 <span data-scayt_word="euros" data-scaytid="17">euros</span> brut au titre de l’indemnité légale de licenciement</li><li>2 026,44 <span data-scayt_word="euros" data-scaytid="20">euros</span> au titre de l’indemnité de préavis (2 mois), plus 10&nbsp;% congés afférents soit&nbsp;: 202,64 <span data-scayt_word="euros" data-scaytid="21">euros</span> brut</li><li>3 600 <span data-scayt_word="euros" data-scaytid="22">euros</span> à titre de dommages et intérêts pour préjudices subis.</li><li>750 <span data-scayt_word="euros" data-scaytid="23">euros</span> au titre de l’article 700 du code de procédure civil.</li><li>Remise de l’attestation <span data-scayt_word="ASSEDIC" data-scaytid="33">ASSEDIC</span> sous astreinte de 15,00 <span data-scayt_word="euros" data-scaytid="30">euros</span> par jour de retard à partir de la date du prononcé du jugement.</li><li>Remise de l’attestation de compétence sous astreinte de 15,00 <span data-scayt_word="euros" data-scaytid="32">euros</span> par jour de retard à partir de la date du prononcé du jugement.
Plaise au Conseil</li></ul>
<p>Rappel des faits et de la Procédure</p>

<p>Mme&nbsp;<span data-scayt_word="Salharié" data-scaytid="36">Salharié</span> ANONYME a été embauchée le <span data-scayt_word="1er" data-scaytid="37">1er</span> septembre 2008 par le Lycée Professionnel Bernard <span data-scayt_word="Palissy" data-scaytid="38">Palissy</span>, «&nbsp;<i>dans le cadre d’un contrat d’avenir</i>&nbsp;» en qualité d’«&nbsp;<i>emploi vie scolaire</i>&nbsp;» pour exercer les missions et tâches suivantes&nbsp;: «&nbsp;exercer<i> des fonctions polyvalentes d’emploi vie scolaire, aide administrative aux directeurs d’école, aide ponctuelle aux élèves en situation de handicap et surveillance</i>&nbsp;».</p>

<p>L’intitulé du contrat de travail est&nbsp;: «&nbsp;<i>contrat de travail pour l’embauche d’un salarié sous contrat d’avenir par un <span data-scayt_word="EPLE" data-scaytid="42">EPLE</span></i>.&nbsp;»</p>

<p>Pièce N°&nbsp;1</p>

<p>Un <span data-scayt_word="EPLE" data-scaytid="43">EPLE</span> est un établissement public local d’enseignement qui peut recruter des personnes sous <span data-scayt_word="CAV" data-scaytid="46">CAV</span>, contrat d’avenir régi&nbsp;:</p>

<ul class="spip"><li>par la loi n°&nbsp;2005-32 du 18 janvier 2005 <strong>Annexe N°&nbsp;1</strong></li><li>par le décret n°2005-242 du 17 <span data-scayt_word="mars" data-scaytid="47">mars</span> 2005 <strong>Annexe N°&nbsp;2</strong></li><li>par la circulaire <span data-scayt_word="DGEFP" data-scaytid="52">DGEFP</span> n°&nbsp;2005-13 du 21 <span data-scayt_word="mars" data-scaytid="48">mars</span> 2005.<strong>Annexe N°&nbsp;3</strong>
Le <span data-scayt_word="CAV" data-scaytid="49">CAV</span> s’adresse aux bénéficiaires du revenu minimum d’insertion (<span data-scayt_word="RMI" data-scaytid="55">RMI</span>) - allocataires et <span data-scayt_word="ayants" data-scaytid="56">ayants</span> droit&nbsp;-, de l’allocation de solidarité spécifique (<span data-scayt_word="ASS" data-scaytid="57">ASS</span>), de l’allocation de parent isolé ou de l’allocation aux adultes handicapés confrontés à des difficultés d’insertion sociale et professionnelle et justifiant du bénéfice de l’une de ces allocations depuis au moins six mois au cours des 12 derniers mois à la date de conclusion du contrat.</li></ul>
<p>Ce type de contrat de travail est de droit privé, à durée déterminée.</p>

<p>La conclusion de chaque contrat d’avenir est subordonnée à la signature d’une convention entre le bénéficiaire du contrat (qui s’engage à prendre part à toutes les actions qui y sont prévues), le prescripteur et le chef d’établissement employeur.</p>

<p>Le contrat de travail initial de Mme&nbsp;ANONYME est conclu pour une durée de 6 mois. Il débute le <span data-scayt_word="1er" data-scaytid="58">1er</span> septembre 2008 et prend fin le 28 février 2009. Le contrat est daté du <span data-scayt_word="1er" data-scaytid="59">1er</span> septembre 2008.</p>

<p>Pièce N°&nbsp;1</p>

<p>La convention, qui l’accompagne obligatoirement, est <strong>datée du 17 juillet 2008</strong>. <strong>Aucune formation permettant la remise à niveau ou l’acquisition de nouvelles compétences n’est prévue. Aucun accompagnement vers l’emploi ou social n’est prévu. Aucune procédure de validation des acquis d’expérience non plus.</strong></p>

<p><strong>Pièce N°2</strong></p>

<p>Un avenant au contrat de travail conclu le <span data-scayt_word="1er" data-scaytid="64">1er</span> septembre 2008 prolonge le contrat initial sans changement d’articles, pour une durée de 6 mois. Il prend effet à partir du <span data-scayt_word="1er" data-scaytid="65">1er</span> <span data-scayt_word="mars" data-scaytid="67">mars</span> 2009 et prend fin le 31 août 2009. Il est daté du <span data-scayt_word="1er" data-scaytid="66">1er</span> <span data-scayt_word="mars" data-scaytid="68">mars</span> 2009.</p>

<p>Pièce N°&nbsp;3</p>

<p>La convention obligatoire l’accompagne. Elle est datée du 17 février 2009. <strong>Aucune action d’accompagnement, aucune formation permettant la remise à niveau ou l’acquisition de nouvelles compétences n’est prévue</strong>. <strong>Aucune procédure de validation des acquis d’expérience non plus. </strong></p>

<p><strong>Pièce N°&nbsp;4</strong></p>

<p>Un nouvel avenant au contrat de travail est conclu pour une durée de 12 mois. Il débute le <span data-scayt_word="1er" data-scaytid="79">1er</span> septembre 2009 et prend fin le 31 août 2010. Il est daté du 30 juin 2009.</p>

<p>Pièce N°&nbsp;5</p>

<p>Il est accompagné d’une convention datée du 23 juin 2009. <strong>Aucune formation permettant la remise à niveau ou l’acquisition de nouvelles compétences n’est prévue. Aucun accompagnement n’est prévu</strong>. <strong>Aucune procédure de validation des acquis d’expérience non plus.</strong></p>

<p>Pièce N°&nbsp;6</p>

<p>Un nouvel avenant est conclu le 31 août 2010. Il prolonge en <strong>Contrat unique d’Insertion - Contrat d’Accompagnement dans l’Emploi</strong> le contrat initial du <span data-scayt_word="1er" data-scaytid="81">1er</span> septembre 2008. Ce contrat, d’une durée de 12 mois, débute le <span data-scayt_word="1er" data-scaytid="82">1er</span> septembre 2010 et prend fin le 31 août 2011.<strong> </strong>Il est daté du 31 août 2010.</p>

<p>Pièce N°&nbsp;7</p>

<p>Il est accompagné d’une convention datée du 31 août 2010. Aucune action d’accompagnement professionnel n’est prévue. Aucune action de formation permettant la remise à niveau, la <span data-scayt_word="préqualification" data-scaytid="87">préqualification</span>, l’acquisition de nouvelles compétences ou une formation <span data-scayt_word="qualifiante" data-scaytid="88">qualifiante</span> n’est prévue. Aucune procédure de validation des acquis d’expérience non plus.</p>

<p>Pièce N°&nbsp;8</p>

<p>Un avenant établi le 15 septembre 2010 modifie les missions confiées à Mme&nbsp;ANONYME ainsi que le lieu de travail fixé.</p>

<p>Pièce N°&nbsp;9</p>

<p>Un avenant établi le 10 mai 2011 modifie de nouveau les missions confiées à Mme&nbsp;ANONYME.</p>

<p>Pièce N°&nbsp;10</p>

<p>Mme&nbsp;<span data-scayt_word="Salharié" data-scaytid="89">Salharié</span> ANONYME a donc travaillé, du <span data-scayt_word="1er" data-scaytid="90">1er</span> septembre 2008 au 31 août 2011, sans interruption de son contrat de travail, ce qui représente 36 mois de présence.</p>

<p>Nous montrerons que l’employeur n’a pas respecté les obligations qui étaient les siennes en ce qui concerne la formation, l’accompagnement vers l’emploi et l’accompagnement social, la validation des acquis d’expérience et la fourniture d’une attestation de compétences prévue à cet effet. En conséquence de quoi, l’ensemble des contrats doit être <span data-scayt_word="requalifié" data-scaytid="95">requalifié</span> en <span data-scayt_word="CDI" data-scaytid="93">CDI</span>.</p>

<p>Le contrat ayant été interrompu, Mme&nbsp;ANONYME demande que lui soient versées les indemnités consécutives à la rupture du contrat sans cause réelle et sérieuse.</p>

<p>Mme&nbsp;ANONYME demande également des indemnités pour préjudices et le remboursement des frais occasionnés par le procès.</p>

<p>Nous nous appuierons sur les éléments de droit suivants&nbsp;:</p>

<p>Loi n°&nbsp;2005-32 du 18 janvier 2005</p>

<p>Décret n°2005-242 du 17 <span data-scayt_word="mars" data-scaytid="97">mars</span> 2005</p>

<p>Circulaire <span data-scayt_word="DGEFP" data-scaytid="99">DGEFP</span> n°&nbsp;2005-13 du 21 <span data-scayt_word="mars" data-scaytid="101">mars</span> 2005</p>

<p>Circulaire <span data-scayt_word="DGEFP" data-scaytid="100">DGEFP</span> n°&nbsp;2009-42 du 5 novembre 2009</p>

<p>Code du travail art. L. 1221-1,</p>

<p>Code du travail art. L. 1234-1, L. 1234-9, L. 1235-3, L. 1235-5, L. 1235-14</p>

<p>Code du travail art. L. 1243-13, L. 1245-1, L. 1245-2</p>

<p>Code du travail art. L. 6311-1, L. 6312-1, L. 6313-10, L. 6313-11</p>

<p>Code du travail art. L. 5134-65</p>

<p>Code du travail art. R. 1234-1, R. 1234-4, R. 322-17-5</p>

<p>Code du travail anciens art. L. 322-4-10, L. 322-4-11, L. 322-4-12, R. 322-17-5</p>

<p>Cassation soc. - 17 janv. 1995 - n°&nbsp;91-43.438</p>

<p>Cassation soc. - 19 janv. 1999 - n°&nbsp;96-45.583</p>

<p>Cassation soc. - 30 novembre 2004 - pourvoi n°01-45613<i>.</i></p>

<p>Cassation soc. - 17 juin 2005 - pourvois n°&nbsp;03-42.596 et 03-43.167.</p>

<p>Cassation soc. - 17 juin 2005 – pourvoi n°&nbsp;03-44.900.</p>

<p>Tribunal des conflits - 7 juin 1999, N°&nbsp;de pourvoi&nbsp;: 99-03152</p>

<p>Tribunal des Conflits - 24 septembre 2007, N°&nbsp;de pourvoi 07-03645</p>

<p>Tribunal des Conflits - 30 juin 2008, N°&nbsp;de pourvoi 08-03641</p>

<p>Tribunal des conflits - 15 décembre 2008, N°&nbsp;de pourvoi&nbsp;: 08-03685</p>

<p>Tribunal des conflits - 23 novembre 2009, N°&nbsp;de pourvoi 09-03733</p>

<p>Tribunal des conflits - 22 novembre 2010, N°&nbsp;de pourvoi 10-03789</p>

<p>Cours d’Appel d’Amiens - 29 septembre 2010, N°&nbsp;10-00639</p>

<p>Conseil des prud’hommes de Rouen – 29 septembre 2011, N°&nbsp;F 10/00364</p>

<p>Conseil des prud’hommes de Rouen – 29 septembre 2011, N°&nbsp;F 10/00365</p>

<p>Conseil des prud’hommes de Rouen – 29 septembre 2011, N°&nbsp;F 10/00366</p>

<p>Code civil&nbsp;: article 1101,1102,1142</p>

<p><i>1. <strong>Sur la compétence du conseil des prud’hommes</strong></i></p><i><strong>

<p>Attendu que Mme&nbsp;Salharié ANONYME a été embauchée dans les conditions suivantes&nbsp;:</p>

<p>«&nbsp;En application</p>

<p>► de l’article L.421-10 du code de l’éducation qui permet aux EPLE de recruter des personnes sous CAV pour exercer leurs fonctions dans une ou plusieurs écoles ou dans un ou plusieurs autres EPLE,</p>

<p>► de la loi n°&nbsp;2005-32 du 18 janvier 2005 de programmation pour la cohésion sociale et du décret n°2005-242 du 17 mars 2005 relatif au contrat d’avenir, (…)</p>

<p>dans le cadre d’un contrat d’avenir (CAV), conformément à la convention de contrat d’avenir entre le prescripteur, l’employeur et le bénéficiaire ci-annexée, et dans les conditions suivantes&nbsp;:</p>

<p>Article 1&nbsp;: durée du contrat</p>

<p>Le présent contrat de travail est conclu pour une durée déterminée (...)&nbsp;»</p>

<p>Attendu que les contrats d’avenir sont, de par la loi, des contrats de travail de droit privé à durée déterminée.</p>

<p>Article L322-4-12&nbsp;: «&nbsp;<i>Le contrat d’avenir est un contrat de travail de droit privé </i><i>à durée déterminée passé en application de l’article L. 122-2 avec l’un des </i><i>employeurs mentionnés à l’article L. 322-4-11. </i>&nbsp;»</p>

<p>Il appartient en principe à l’autorité judiciaire de se prononcer sur les litiges nés de la conclusion, de l’exécution et de la rupture d’un tel contrat, même si l’employeur est une personne publique gérant un service public à caractère administratif.</p>

<p>La jurisprudence est constante sur ce point. Nous y reviendrons.</p>

<p>Les termes des contrats et avenants signés par Mme&nbsp;Salharié ANONYME sont d’ailleurs parfaitement clairs à ce sujet <strong>(Pièce n°&nbsp;1)</strong><strong> </strong>&nbsp;:</p>

<p>«&nbsp;Article 13&nbsp;: règlement des litiges</p>

<p>Les litiges relatifs à l’exécution du présent contrat de droit privé relèvent de la compétence du conseil des prud’hommes territorialement compétent.&nbsp;»</p>

<p>La demande de requalification du contrat d’avenir en contrat à durée indéterminée relève donc bien de votre compétence.</p>

<p>Les contrats emplois solidarité, créés en 1990, ont été supprimés par le loi du 18 janvier 2005 - dite de cohésion sociale - et remplacés par le contrat d’accompagnement dans l’emploi, le contrat d’avenir et le contrat insertion-revenu minimum d’activité.</p>

<p>Jusqu’à une date récente, il fallait s’appuyer sur la jurisprudence relative aux Contrats emploi solidarité.</p>

<p>En la matière, la Cour de cassation, lors de son Audience publique du 7 juin 1999, N°&nbsp;de pourvoi&nbsp;: 99-03152 énonce <strong>(Annexe n°&nbsp;9) </strong>&nbsp;:</p>

<p><strong>«&nbsp;</strong><strong> </strong><strong>Considérant qu’en vertu de l’article L. 322-4-8 du Code du travail, les </strong><i>contrats emploi-solidarité sont des contrats de droit privé à durée déterminée et à temps partiel&nbsp;; qu’il appartient en principe à l’autorité judiciaire de se prononcer sur les litiges nés de la conclusion, de l’exécution et de la rupture d’un tel contrat, même si l’employeur est une personne publique gérant un service public à caractère administratif&nbsp;; qu’il lui incombe, à ce titre, de se prononcer sur une demande de requalification du contrat&nbsp;;</i></p>

<p><i>Considérant toutefois, d’une part, que </i><strong>dans le cas où la contestation met en </strong><strong>cause la légalité de la convention passée entre l’État et l’employeur, la</strong><i> </i><strong>juridiction administrative est seule compétente </strong><i>pour se prononcer sur la question préjudicielle ainsi soulevée&nbsp;; d’autre part, que </i><strong>le juge administratif est </strong><strong>également seul compétent pour tirer les conséquences d’une éventuelle requalification d’un contrat, s’il apparaît que celui-ci n’entre en réalité pas</strong><i> </i><strong>dans les prévisions de l’article L. 322-4-7 du Code du travail </strong><i>&nbsp;; </i><strong>&nbsp;»</strong></p>

<p>La décision du Tribunal des Conflits N°&nbsp;C3645 du lundi 24 septembre 2007 <strong>(Annexe 10)</strong>, particulièrement complète, reprend les jurisprudences précédentes, détaille tous les cas possibles et en indique les conséquences.</p>

<p>«&nbsp;<i>Considérant qu’en vertu de l’article L. 322-4-8 du code du travail, dans sa rédaction alors applicable, les contrats emploi solidarité sont des contrats de droit privé à durée déterminée et à temps partiel&nbsp;; qu’il appartient en principe à l’autorité judiciaire de se prononcer sur les litiges nés de la conclusion, de l’exécution et de la rupture d’un tel contrat, même si l’employeur est une personne publique gérant un service public à caractère administratif&nbsp;; qu’il lui incombe, à ce titre, de se prononcer sur une demande de requalification du contrat&nbsp;;</i></p>

<p>Considérant toutefois que, d’une part, dans le cas où la contestation met en cause la légalité de la convention passée entre l’État et l’employeur, la juridiction administrative est seule compétente pour se prononcer sur la question préjudicielle ainsi soulevée&nbsp;;</p>

<p>que, d’autre part, le juge administratif est également seul compétent pour tirer les conséquences d’une éventuelle requalification d’un contrat, soit lorsque celui-ci n’entre en réalité pas dans le champ des catégories d’emplois, d’employeurs ou de salariés visées à l’article L. 322-4-7 du code du travail, soit lorsque la requalification effectuée par le juge judiciaire, pour un autre motif, a pour conséquence non la réparation du préjudice résultant de la rupture du contrat mais la poursuite d’une relation contractuelle entre le salarié et la personne morale de droit public gérant un service public administratif, au-delà du terme du ou des contrats relevant de la compétence du juge judiciaire&nbsp;;</p>

<p>Considérant qu’il ressort des pièces du dossier que la requalification effectuée par la cour d’appel de Toulouse est fondée sur l’irrégularité du contrat emploi solidarité tenant à sa durée inférieure à la durée minimale fixée par décret, sans que soit contestée la légalité de la convention conclue entre l’Etat et le CENTRE HOSPITALIER UNIVERSITAIRE DE TOULOUSE&nbsp;;</p>

<p>que le litige ne porte que sur la période correspondant aux contrats emploi solidarité puis emploi consolidé conclus entre Mme&nbsp;GROC et le CENTRE HOSPITALIER&nbsp;;</p>

<p>que, dès lors, le juge judiciaire est compétent pour tirer les conséquences de la requalification du contrat qu’il a prononcée&nbsp;;</p>

<p><i>D E C I D E&nbsp;: -------------- Article 1er&nbsp;: </i><strong>La juridiction de l’ordre judiciaire est </strong><i>compétente pour tirer les conséquences de la requalification du contrat emploi solidarité conclu entre Mme&nbsp;GROC et le CENTRE HOSPITALIER </i><strong>UNIVERSITAIRE DE TOULOUSE </strong>&nbsp;»</p>

<p>Pour déterminer la juridiction compétente, il convient donc de s’attacher au fond du litige. Or, la demande de Mme&nbsp;Salharié ANONYME est sans ambiguïté.</p>

<p>Elle demande que le Tribunal dise&nbsp;:</p>

<p>• que le lycée professionnel Bernard Palissy, signataire d’une convention avec elle n’a pas respecté ses engagements pris, par contrat de travail écrit, et en particulier les obligations relatives à la formation et à l’orientation professionnelle&nbsp;;</p>

<p>• que son contrat de travail est, pour ces raisons, requalifié en contrat de travail à durée indéterminée&nbsp;;</p>

<p>• qu’elle a donc été licenciée sans cause réelle et sérieuse&nbsp;;</p>

<p>• qu’elle a subi un préjudice portant à dommages et intérêts&nbsp;;</p>

<p>• que le Lycée professionnel Bernard Palissy doit être condamné au paiement des indemnités correspondantes.</p>

<p>Attendu que Mme&nbsp;Salharié ANONYME ne conteste à aucun moment la légalité de la convention passée entre l’État et l’employeur,</p>

<p>Attendu que le contrat de Mme&nbsp;Salharié ANONYME entre tout à fait dans le champ des catégories d’emplois, d’employeurs ou de salariés visées à l’article L. 322-4-7 du code du travail,</p>

<p>Attendu que Mme&nbsp;Salharié ANONYME</p>

<ul class="spip"><li>ne demande pas la poursuite d’une relation contractuelle entre le salarié et la personne morale de droit public gérant un service public administratif, au-delà du terme du ou des contrats relevant de la compétence du juge judiciaire </li><li>mais qu’elle réclame, par contre, la réparation du préjudice résultant du non respect de son contrat.
Attendu que le litige porte sur le non respect des obligations de l’employeur pendant la période correspondant aux contrats d’avenir conclus entre Mme&nbsp;ANONYME et le Lycée professionnel Bernard. Palissy de Maromme</li></ul>
<p>Dès lors, suivant l’avis du Tribunal des conflits du 24 septembre 2007, <strong>la juridiction de l’ordre judiciaire est parfaitement compétente pour tirer les conséquences de la requalification du contrat.</strong></p>

<p>Le Tribunal des Conflits, dans son avis N°&nbsp;C3641 du 30 juin 2008 <strong>(Annexe n°&nbsp;11)</strong>, va exactement dans ce sens en jugeant que&nbsp;: «&nbsp;<i>selon les </i><i>dispositions du quatrième alinéa du I de l’article L. 322-4-8-1 du code du travail, les contrats conclus en vertu des conventions passées entre l’État et les employeurs pour favoriser l’embauche des personnes qui, à l’issue d’un contrat emploi solidarité , ne peuvent trouver un emploi ou bénéficier d’une formation sont des contrats de travail à durée déterminée ou indéterminée de droit privé </i><i>passés en application de l’article L. 122-2 du même code&nbsp;; qu’</i><strong>en conséquence, </strong><i>les litiges nés à propos de la conclusion, de l’exécution, de la rupture ou de l’échéance de tels contrats relèvent de la compétence des juridictions de </i><strong>l’ordre judiciaire&nbsp;; </strong><i>(...) </i>&nbsp;»</p>

<p>Le Tribunal des conflits dans son jugement du 15 décembre 2008, N°&nbsp;de pourvoi&nbsp;: 08-03685 <strong>(Annexe n°&nbsp;12) </strong>dit, de même, que&nbsp;: «&nbsp;<i>selon les dispositions du </i><i>quatrième alinéa du I de l’article L. 322-4-8-1 du code du travail, les contrats conclus en vertu des conventions passées entre l’État et les employeurs pour favoriser l’embauche des personnes qui, à l’issue d’un contrat “ emploi solidarité“ ne peuvent trouver un emploi ou bénéficier d’une formation sont des contrats de travail à durée déterminée ou indéterminée de droit privé passés </i><i>en application de l’article L. 122-12 du même code&nbsp;; qu’en conséquence, </i><strong>les </strong><i>litiges nés à propos de la conclusion, de l’exécution, de la rupture ou de l’échéance de tels contrats relèvent de la compétence des juridictions de </i><strong>l’ordre judiciaire </strong><i>&nbsp;; (...) </i>&nbsp;»</p>

<p>Quant au Tribunal des conflits, dans son jugement du 23 novembre 2009, N°&nbsp;de pourvoi 09-03733 <strong>(Annexe n°&nbsp;13)</strong>, il énonce que&nbsp;: «&nbsp;<i>les litiges nés de la </i><i>conclusion, de l’exécution, de la rupture ou de l’échéance des contrats </i><i>’</i><i> emploi solidarité&nbsp;</i><i>’</i><i> et des contrats </i><i>’ </i><i>emploi jeune </i><i>’ </i><i>relèvent en principe de la compétence des juridictions de l’ordre judiciaire&nbsp;; que, dès lors, si la juridiction administrative est seule compétente pour statuer sur les demandes indemnitaires présentées par Mme&nbsp;X... devant le conseil de prud’hommes de Valenciennes à raison du non renouvellement à son échéance du dernier contrat la liant à l’Université de Valenciennes et du Hainaut-Cambrésis, ainsi que sur les demandes de requalification de ce contrat ou de tout autre contrat administratif, </i><strong>la juridiction judiciaire est seule compétente pour statuer sur celles des demandes de requalification qui concernent exclusivement les contrats </strong><strong>’&nbsp;</strong><strong>emploi solidarité </strong><strong>’</strong><strong> ou les contrats </strong><strong>’</strong><strong> emploi jeune </strong><strong>’</strong><strong> </strong>&nbsp;»</p>

<p>S’il en était besoin, la <strong>Cour de cassation</strong> a, dans son <strong>Audience publique du 22 novembre 2010, N°&nbsp;de pourvoi 10-03789 </strong><strong>(Annexe n°&nbsp;14)</strong> tranché dans le sens que nous indiquions et, cette fois, <strong>en ce qui concerne les contrats d’avenir</strong>&nbsp;:</p>

<p>«&nbsp;LE TRIBUNAL DES CONFLITS</p>

<p>Considérant que M.&nbsp;X..., Mlle Y... et Mlle Z... ont saisi le conseil de prud’hommes d’Angers de demandes tendant à ce que les contrats qu’ils avaient conclus avec cet établissement public, sous le régime du ’ contrat d’avenir ’ alors prévu par l’article L. 322-4-10 du code du travail, soient requalifiés en contrats à durée indéterminée, pour l’appréciation de l’indemnisation à laquelle ils estiment avoir droit en raison de carence de l’employeur dans leur formation&nbsp;; que Mme&nbsp;A... et vingt-deux autres agents, dont les contrats conclus sous le même régime avaient pris fin, ont saisi cette juridiction des mêmes demandes, assorties de conclusions tendant à l’indemnisation de ce qu’ils analysaient comme un licenciement&nbsp;; qu’enfin Mme&nbsp;B..., qui était pour sa part employée par ce même lycée sous le régime du ’ contrat d’accompagnement dans l’emploi ’, alors prévu par l’article L. 322-4-7 du code du travail, a présenté les mêmes demandes que ces derniers&nbsp;;</p>

<p>Considérant que, selon les dispositions, alors en vigueur, des articles L. 322-4-7 et L. 322-4-12 du code du travail, les contrats d’accompagnement dans l’emploi et les contrats d’avenir sont des contrats de travail de droit privé&nbsp;; qu’en conséquence, les litiges nés à propos de la conclusion, de l’exécution, de la rupture ou de l’échéance de ces contrats relèvent en principe de la compétence des juridictions de l’ordre judiciaire&nbsp;;</p>

<p>Considérant toutefois que, d’une part, dans le cas où la contestation met en cause la légalité de la convention passée, notamment, entre l’Etat et l’employeur, la juridiction administrative est seule compétente pour se prononcer sur la question préjudicielle ainsi soulevée&nbsp;; que, d’autre part, le juge administratif est également seul compétent pour tirer les conséquences d’une éventuelle requalification d’un contrat, soit lorsque celui-ci n’entre en réalité pas dans le champ des catégories d’emplois, d’employeurs ou de salariés visés par les dispositions du code du travail fixant le régime de ces contrats, soit lorsque la requalification effectuée par le juge judiciaire, pour un autre motif, a pour conséquence non la réparation du préjudice résultant de la rupture du contrat mais la poursuite d’une relation contractuelle entre le salarié et la personne morale de droit public gérant un service public administratif, au-delà du terme du ou des contrats relevant de la compétence du juge judiciaire&nbsp;;</p>

<p>Considérant que les demandes de M.&nbsp;X... et autres, qui ne mettent pas en cause la légalité des conventions de droit public ayant servi de cadre à la passation de leurs contrats de travail, tendent seulement à obtenir l’indemnisation des conséquences de la requalification et, pour certains d’entre eux, de la rupture des contrats qui les liaient au lycée David d’Angers&nbsp;; que ces litiges relèvent en conséquence de la compétence du juge judiciaire&nbsp;; que c’est, par suite, à tort que le conflit a été élevé&nbsp;;</p>

<p>D E C I D E&nbsp;:&nbsp;</p>

<p>Article 1er&nbsp;: Les arrêtés de conflit pris le 12 mai 2010 par le préfet de Maine-et-Loire sont annulés.</p>

<p>Article 2&nbsp;: La présente décision sera notifiée au garde des sceaux, ministre de la justice et des libertés, qui est chargé d’en assurer l’exécution.&nbsp;»</p>

<p><strong>En conclusion </strong>&nbsp;:</p>

<p>Attendu que Mme&nbsp;Salharié ANONYME n’a, à aucun moment, mis en cause la légalité de la convention passée entre l’État et l’employeur et ne l’a jamais contestée.</p>

<p>Attendu que le contrat de Mme&nbsp;Salharié ANONYME entre tout à fait dans le champ des catégories d’emplois, d’employeurs ou de salariés visées à l’article L. 322-4-7 du code du travail.</p>

<p>Attendu que Mme&nbsp;Salharié ANONYME ne demande pas la poursuite d’une relation contractuelle entre le salarié et la personne morale de droit public gérant un service public administratif, au-delà du terme du ou des contrats relevant de la compétence du juge judiciaire puisque, d’ailleurs, son contrat est arrivé à échéance le 31 août 2011.</p>

<p>Attendu que Mme&nbsp;Salharié ANONYME réclame, par contre, la réparation du préjudice résultant du non respect des obligations de l’employeur signataire de son contrat.</p>

<p>Attendu que le litige porte exclusivement sur le non respect des obligations de l’employeur pendant la période correspondant aux contrats d’avenir conclus entre Mme&nbsp;Salharié ANONYME et le Lycée professionnel Bernard Palissy de Maromme.</p>

<p>Dès lors, comme la jurisprudence l’atteste, la juridiction de l’ordre judiciaire est compétente pour juger de ces litiges et tirer les conséquences de la requalification du contrat ou de la rupture du contrat.</p>

<p>C’est ce qu’a jugé votre Conseil des prud’hommes à trois reprises dans ses jugements du 29 septembre 2011</p>

<p>Annexes 16, 17 et 18</p>

<p>C’est donc à bon droit que Mme&nbsp;Salharié ANONYME est fondée à vous demander de statuer sur sa requête.</p>

<p><i>2. Sur la demande de requalification pour non respect des obligations de l’employeur</i></p>

<p>Plusieurs irrégularités sont susceptibles d’entrainer la requalification des contrats en CDI</p>

<p>Les articles suivants du code du travail sont explicites.</p>

<p>Article L. 1221-1</p>

<p>«&nbsp;<i>Le contrat de travail est exécuté de bonne foi</i>&nbsp;»</p>

<p>L’employeur est donc tenu d’exécuter de bonne foi le contrat de travail.</p>

<p>Article L. 6311-1</p>

<p>«&nbsp;<i>&nbsp;La formation professionnelle continue a pour objet de favoriser l’insertion ou la réinsertion professionnelle des travailleurs, de permettre leur maintien dans l’emploi, de favoriser le développement de leurs compétences et l’accès aux différents niveaux de la qualification professionnelle, de contribuer au développement économique et culturel et à leur promotion sociale.&nbsp;</i>&nbsp;»</p>

<p>Article L. 6312-1</p>

<p>«&nbsp;<i>L’accès des salariés à des actions de formation professionnelle continue est assuré&nbsp;: (1er alinéa) à l’initiative de l’employeur, le cas échéant, dans le cadre d’un plan de formation.&nbsp;</i>&nbsp;»</p>

<p>Article L. 6313-10</p>

<p>«&nbsp;<i>Les actions permettant de réaliser un bilan de compétences ont pour objet de permettre à des travailleurs d’analyser leurs compétences professionnelle et personnel ainsi que leurs aptitudes et leurs motivations afin de définir un projet professionnelles et, le cas échéant un projet de formation.&nbsp;</i>&nbsp;»</p>

<p>Article L. 6313-11</p>

<p>«&nbsp;<i>Les actions permettant aux travailleurs de faire valider les acquis de leur expérience ont pour objet l’acquisition d’un diplôme, d’un titre à finalité professionnelle ou d’un certificat de qualification figurant sur une liste établie par la commission paritaire nationale de l’emploi d’une branche professionnelle et enregistrés dans le répertoire national des certifications professionnelles mentionné à l’article L. 335-6 du code de l’éducation.&nbsp;</i>&nbsp;»</p>

<p>La Cour de cassation, chambre sociale, a jugé légalement justifiée la requalification d’un CES en CDI et a justifié ainsi sa décision&nbsp;: «&nbsp;<i>&nbsp;Mais attendu que les contrats </i><i>’</i><i>&nbsp;emploi-solidarité&nbsp;</i><i>’</i><i> et les contrats </i><i>’</i><i>&nbsp;emploi consolidé&nbsp;</i><i>’</i><i> doivent </i><i>remplir les conditions prévues aux articles L. 322-4-8 et L. 322-4-8-1 du Code </i><i>du Travail, (article nouveau L.5134-65) à défaut de quoi ils doivent être requalifiés en contrat à durée indéterminée en application de l’article L. 122-3-13 du dit Code (article nouveau L.1245-1)&nbsp;; que la Cour d’Appel qui a constaté que l’employeur n’avait pas respecté les obligations relatives à la formation et à l’orientation professionnelle a, par ce seul motif, légalement justifié sa décision.</i>&nbsp;»&nbsp;</p>

<p>Extrait de l’<strong>a</strong><strong>rrêt de la Cour de cassation, chambre sociale, 30 novembre 2004, pourvoi n°01-45.613</strong><strong>.</strong></p>

<p>Annexe N°&nbsp;4</p>

<p>Si l’employeur ne respecte pas les obligations relatives à la formation et à l’orientation professionnelle, qui sont visées à l’<strong>article L. 5134-65 du code du travail, </strong>le contrat emploi solidarité ou le contrat emploi consolidé est requalifié en CDI.</p>

<p>Selon l’<strong>article L. 1245-1 du code du travail, </strong>«&nbsp;<i>&nbsp;Est réputé à durée indéterminée tout contrat de travail conclu en méconnaissance des dispositions des articles L. 1242-1 à L. 1242-4, L. 1242-6 à L. 1242-8, L. 1242-12, alinéa premier, L. 1243-11, alinéa premier, L. 1243-13, L. 1244-3 et L. 1244-4.&nbsp;</i>&nbsp;». Tout contrat à durée déterminée qui ne respecte pas l’ensemble de la réglementation imposée pour ces contrats est réputé à durée indéterminée. Le renvoi à cet article confirme que les contrats aidés (CES, CEC) sont soumis au régime général de droit commun des contrats à durée déterminée, à l’exception des clauses dérogatoires (cas de recours, durée du contrat, renouvellement, possibilité de recours sur emploi permanent dans l’entreprise, etc.)</p>

<p>Ainsi, en l’espèce, les deux CES et le CEC à durée déterminée renouvelés à deux reprises sont requalifiés à titre de sanction en application de l’<strong>article L. 1245-1 du code du travail </strong>du code du travail en un contrat unique de travail à durée indéterminée. La rupture du contrat s’analyse en un licenciement avec les indemnités correspondantes.</p>

<p>Les contrats emplois solidarité, créés en 1990, ont été supprimés par le loi du 18 janvier 2005 dite de cohésion sociale et remplacés par le contrat d’accompagnement dans l’emploi, le contrat d’avenir et le contrat insertion-revenu minimum d’activité.</p>

<p>Or, pour ces trois types de contrat, les conventions prévoient des obligations de l’employeur en terme d’orientation professionnelle, d’accompagnement dans l’emploi et de formation.</p>

<p>En ce qui concerne le contrat d’avenir, il est, en particulier, précisé&nbsp;:</p>

<p><strong>Article ancien L. 322-4-10</strong>&nbsp;: «&nbsp;<i>Il est institué un contrat de travail dénommé </i><i>’</i><i> contrat d’avenir </i><i>’ </i><i>(…) </i>&nbsp;».</p>

<p><strong>Article ancien L. 322-4-11</strong>&nbsp;: «&nbsp;<i>(…) Cette convention définit le projet professionnel proposé au bénéficiaire du contrat d’avenir. Elle fixe notamment les conditions d’accompagnement dans l’emploi du bénéficiaire et les actions de formation ou de validation des acquis de l’expérience qui doivent être mises en œuvre à son profit dans les conditions prévues à l’article L. 935-1 (…)</i>&nbsp;».</p>

<p><strong>Article ancien L. 322-4-12</strong>&nbsp;: «&nbsp;<i>(…) Ce contrat prévoit obligatoirement des actions de formation et d’accompagnement au profit de son titulaire, qui peuvent être menées pendant le temps de travail et en dehors de celui-ci. Il ouvre droit à une attestation de compétences délivrée par l’employeur et il est pris en compte au titre de l’expérience requise pour la validation des acquis de l’expérience(…)</i>&nbsp;».</p>

<p><strong>Article ancien R. 322-17-5</strong>&nbsp;: «&nbsp;<i>La convention qui accompagne le contrat d’avenir comporte les données suivantes&nbsp;: (…) h) La nature et la durée des actions d’accompagnement et de formation (…) Une annexe à la convention précise les objectifs, le programme et les modalités d’organisation et d’évaluation des actions d’accompagnement et de formation (…)</i>&nbsp;».</p>

<p>L’arrêt de la Cour de cassation du 30 novembre 2004 sur la requalification de CES et CEC en CDI s’applique donc à ces trois nouveaux contrats et, par conséquent, à celui de Mme&nbsp;ANONYME qui est un contrat d’avenir.</p>

<p>D’ailleurs un arrêt récent de la cour d’appel d’Amiens, en date du 29 septembre 2010, (Annexe N°&nbsp;15) vient conforter cette jurisprudence en l’appliquant, cette fois, aux contrats d’avenir.</p>

<p>La Cour d’appel d’Amiens motive ainsi sa confirmation du jugement du conseil de prud’hommes d’Amiens en ce qu’il a requalifié le contrat d’avenir d’une EVS en contrat à durée indéterminée&nbsp;:</p>

<p>«&nbsp;<i>Attendu qu’en revanche, Mme&nbsp;X observe à bon droit que le contrat de travail ne mentionne pas, comme le prévoit l’article R 5134-49-8 du code du travail, la nature et la durée des actions d’accompagnement et de formation&nbsp;;</i></p>

<p>que ces actions, contrepartie des aides que l’employeur reçoit de l’État, constituent une finalité essentielle des contrats d’avenir dont l’objet est de faciliter l’insertion sociale et professionnelle de personnes en situation de précarité&nbsp;; que l’absence de définition de ces actions constitue ainsi une irrégularité justifiant à elle seule la requalification du contrat&nbsp;;</p>

<p><i>Qu’au surplus, au-delà de cette irrégularité de forme, il sera ultérieurement constaté que le Lycée de la Hotoue n’a entrepris aucune action sérieuse de formation durant trois ans&nbsp;; qu’il est de principe que le non respect par l’employeur des obligations relatives à la formation dans le cadre de contrats aidés entraine la requalification du contrat en contrat à durée indéterminée (Cas soc 30 novembre 2004)&nbsp;; que la requalification est donc encourue pour ce motif&nbsp;;</i>&nbsp;»</p>

<p><strong>Votre Conseil de Prud’hommes vient d’ailleurs, récemment, dans trois jugements du 29 septembre 2011, de condamner le Lycée Bernard Palissy dans des affaires portant sur des faits absolument identiques</strong>, suite à la saisine de votre juridiction par trois salariées en contrat d’avenir.</p>

<p>Annexes n°&nbsp;13, 14 et 15</p>

<p>Attendu que <strong>l’employeur n’a pas respecté les obligations relatives à la formation, à l’accompagnement et à l’orientation professionnelle</strong>, qui sont visées à l’<strong>article L. 5134-65 du code du travail</strong>.</p>

<p>Attendu que, selon l’<strong>article L. 1245-1 du code du travail</strong>, tout contrat à durée déterminée qui ne respecte pas l’ensemble de la réglementation imposée pour ces contrats est réputé à durée indéterminée. Le renvoi à cet article confirme que les contrats aidés sont soumis au régime général de droit commun des contrats à durée déterminée, à l’exception des clauses dérogatoires (cas de recours, durée du contrat, renouvellement, possibilité de recours sur emploi permanent dans l’entreprise, etc.)</p>

<p>Attendu que, contrairement à ce que prévoient les <strong>a</strong><strong>rticles L. 322-4-10, L. 322-4-11 et R. 322-17-5</strong>, <strong>aucun des contrats ou avenants conclus pendant la période du 1</strong><strong>er</strong><strong> septembre 2008 au 31 août 2011 n’a prévu de formation permettant la remise à niveau ou l’acquisition de nouvelles compétences ni d’accompagnement d’aucune sorte, ni de procédure de validation des acquis d’expérience</strong>.</p>

<p>Attendu que, contrairement à ce que prévoit l’<strong>Article L. 322-4-12</strong>, <strong>l’attestation de compétence</strong><strong> </strong><strong>n’a pas été signée par la proviseure du Lycée Bernard Palissy, employeur de Mme&nbsp;ANONYME.</strong></p>

<p>Pièce N°&nbsp;11</p>

<p><strong>Mme&nbsp;ANONYME est donc fondée à demander, en application de l’article L.1245-1 du code du travail, la requalification de son contrat de travail en un contrat unique de travail à durée indéterminée.</strong><strong> </strong></p>

<p><i>4. Sur les demandes indemnitaires</i></p>

<h3 class="spip">Indemnité de requalification</h3>
<p>L’<strong>article L. 1245-2 </strong><strong></strong>du Code du Travail prévoit que <i>«&nbsp;... si le juge fait droit à la demande (de requalification) du salarié, il doit lui accorder, à la charge de l’employeur, une indemnité qui ne peut être inférieure à un mois de salaire...&nbsp;»</i></p>

<p>Attendu que, dès que le Conseil fait droit à la demande de requalification du salarié, il doit d’office condamner l’employeur à lui verser l’indemnité (<strong>Cass. Soc. 19 janv. 1999, N°&nbsp;de pourvoi 96-45.583</strong>).</p>

<p>Annexe N°&nbsp;6</p>

<p>Attendu que&nbsp;: «&nbsp;<i>L’indemnité de requalification du contrat de travail à durée déterminée en contrat à durée indéterminée, prévue par l’article L. 122-3-13 du Code du travail, ne peut être inférieure au dernier salaire mensuel perçu par le salarié avant la saisine de la juridiction prud’homale.</i></p>

<p><i>Dès lors encourt la cassation l’arrêt qui a retenu comme salaire de référence celui perçu lors de l’exécution du contrat à durée déterminée initial requalifié.</i>&nbsp;» (<strong>Cass. Soc. - 17 juin 2005. </strong><strong>CASSATION PARTIELLE SANS RENVOI </strong><strong>N°&nbsp;03-44.900. - C.A. Nancy, 20 mai 2003.</strong>).</p>

<p>Annexe N°&nbsp;7</p>

<p>À ce titre, Mme&nbsp;ANONYME est donc légalement fondée à solliciter au titre de l’indemnité de requalification de CDD en CDI la somme de 1 013,22 € brut correspondant à un mois de salaire selon l’article L. 1245-2 du code de travail.</p>

<h3 class="spip">Indemnité pour licenciement sans cause réelle et sérieuse</h3>
<p>Attendu que, selon la jurisprudence, le fait pour l’employeur «&nbsp;<i>d’invoquer exclusivement, pour mettre fin aux relations contractuelles, le terme d’un contrat improprement qualifié de contrat à durée déterminée s’analyse en un licenciement dépourvu de cause réelle et sérieuse</i>&nbsp;» <strong>(Cass. soc., 17 janv. 1995, n°&nbsp;91-43438). </strong></p>

<p>Annexe N°&nbsp;8</p>

<p>La requalification de CDD en CDI implique donc que la fin de contrat doit s’analyser en un licenciement sans cause réelle et sérieuse.</p>

<p>L’Article L. 1235-3 du Code du travail dispose&nbsp;:</p>

<p>«&nbsp;Si le licenciement d’un salarié survient pour une cause qui n’est pas réelle et sérieuse, le juge peut proposer la réintégration du salarié dans l’entreprise, avec maintien de ses avantages acquis.</p>

<p>Si l’une ou l’autre des parties refuse, le juge octroie une indemnité au salarié. Cette indemnité, à la charge de l’employeur, ne peut être inférieure aux salaires des six derniers mois.&nbsp;»</p>

<p><strong>Étant donné que l’indemnité ne peut être inférieure aux salaires des six derniers mois, Mme&nbsp;ANONYME, ayant trois ans d’ancienneté, </strong><strong>est fondée à solliciter la somme de 6 079,32 € brut correspondant à 6 mois de salaire.</strong></p>

<h3 class="spip">Indemnité légale de licenciement</h3>
<p><strong>L’Article L. 1234-9 </strong>du code du travail dispose&nbsp;:</p>

<p>«&nbsp;Le salarié titulaire d’un contrat de travail à durée indéterminée, licencié alors qu’il compte une année (deux ans ) d’ancienneté ininterrompue au service du même employeur, a droit, sauf en cas de faute grave, à une indemnité de licenciement.</p>

<p><i>Les modalités de calcul de cette indemnité sont fonction de la rémunération brute dont le salarié bénéficiait antérieurement à la rupture du contrat de travail. Ce taux et ces modalités sont déterminés par voie réglementaire.&nbsp;</i>&nbsp;»</p>

<p><strong>L’Article R. 1234-4 </strong>énonce&nbsp;: «&nbsp;<i>Le salaire à prendre en considération pour le calcul de l’indemnité de licenciement est, selon la formule la plus avantageuse pour le salarié&nbsp;:</i></p>

<p><i>1° Soit le douzième de la rémunération des douze derniers mois précédant le licenciement&nbsp;;
<br>2° Soit le tiers des trois derniers mois. Dans ce cas, toute prime ou gratification de caractère annuel ou exceptionnel, versée au salarié pendant cette période, n’est prise en compte que dans la limite d’un montant calculé à due proportion.&nbsp;</i>&nbsp;»</p>

<p><strong>L’Article R. 1234-1</strong> précise&nbsp;: «&nbsp;<i>&nbsp;L’indemnité de licenciement prévue à l’article L. 1234-9 ne peut être inférieure à une somme calculée par année de service dans l’entreprise et tenant compte des mois de service accomplis au-delà des années pleines.</i>&nbsp;»</p>

<p><strong>Mme&nbsp;ANONYME, ayant 36 mois d’ancienneté, </strong><strong>est fondée à solliciter la somme de 607,93 € brut à titre d’indemnité légale de licenciement.</strong></p>

<h3 class="spip">Indemnité de préavis</h3>
<p><strong>Article L. 1234-1 </strong><strong>(ancien article L. 122-6)&nbsp;:</strong></p>

<p>«&nbsp;Lorsque le licenciement n’est pas motivé par une faute grave, le salarié a droit&nbsp;:</p>

<p>1° S’il justifie chez le même employeur d’une ancienneté de services continus inférieure à six mois, à un préavis dont la durée est déterminée par la loi, la convention ou l’accord collectif de travail ou, à défaut, par les usages pratiqués dans la localité et la profession&nbsp;;</p>

<p>2° S’il justifie chez le même employeur d’une ancienneté de services continus comprise entre six mois et moins de deux ans, à un préavis d’un mois&nbsp;;</p>

<p>3° S’il justifie chez le même employeur d’une ancienneté de services continus d’au moins deux ans, à un préavis de deux mois.</p>

<p><i>Toutefois, les dispositions des 2° et 3° ne sont applicables que si la loi, la convention ou l’accord collectif de travail, le contrat de travail ou les usages ne </i><i>prévoient pas un préavis ou une condition d’ancienneté de services plus favorable pour le salarié.&nbsp;»</i></p>

<p>Mme&nbsp;ANONYME ayant plus de deux ans d’ancienneté, l’employeur lui doit donc deux mois de préavis soit&nbsp;: 2 026,44 € brut et les congés afférents soit 202,64&nbsp;€.</p>

<h3 class="spip">Indemnités pour préjudices subis</h3>
<p><strong>Le code civil en son article 1102</strong>&nbsp;:&nbsp;</p>

<p>«&nbsp;<i>Le contrat est synallagmatique ou bilatéral lorsque les contractants s’obligent réciproquement les uns envers les autres.</i>&nbsp;»</p>

<p>Le code civil en son article 1101&nbsp;:</p>

<p>«&nbsp;<i>Le contrat est une convention par laquelle une ou plusieurs personnes s’obligent envers, une ou plusieurs autres, à donner, à faire ou ne pas faire.</i>&nbsp;»</p>

<p>Le code civil en son article 1142&nbsp;:</p>

<p>«&nbsp;<i>Toute obligation de faire ou de ne pas faire se résout en dommages et intérêts en cas d’inexécution de la part du débiteur.</i>&nbsp;»</p>

<p>L’ensemble des faits démontre aisément que le Lycée Professionnel Bernard Palissy n’a pas respecté ses engagements contractuels et conventionnels en tant qu’employeur.</p>

<p>Il s’agit en l’occurrence de préjudices, qui constituent un manquement contractuel important.</p>

<p>Attendu l’absence de formation professionnelle obligatoire, un devis de formation professionnelle correspondant à la liste des métiers ouvrant droit à l’allocation de fin de formation annexe 1 de la convention régionale Haute-Normandie a été demandé. Le montant du devis s’élève à la somme de 3 600 € .</p>

<p>Pièce N°&nbsp;10</p>

<p>Mme&nbsp;ANONYME sollicite la prise en charge de cette formation par l’employeur soit 3 600 €, conformément aux articles L. 1235-5 et L. 1235-14, à titre de dommages et intérêts.</p>

<p>Par ailleurs, Mme&nbsp;ANONYME a été amenée à engager des frais afin de faire valoir ses droits en justice.</p>

<p>Il serait inéquitable de laisser ce procès à sa charge et c’est à bon droit qu’<strong>elle sollicite la condamnation du lycée professionnel Bernard Palissy au paiement d’une somme de 750 € sur le fondement de l’article 700 du CPC ainsi qu’aux entiers dépens.</strong></p>

<p>Enfin, compte tenue de la situation de Mme&nbsp;ANONYME, il conviendra d’ordonner l’exécution de la décision à intervenir.</p>

<p>Par ces motifs</p>

<p>Dire que&nbsp;:</p>

<p>Par contrat de travail écrit, le lycée professionnel Bernard Palissy signataire d’une convention avec Mme&nbsp;ANONYME n’a pas respecté ses engagements vis à vis de Mme&nbsp;ANONYME.</p>

<p>Dire que&nbsp;:</p>

<p>Le contrat de travail de Mme&nbsp;ANONYME est requalifié en contrat de travail a durée indéterminé.</p>

<p>Dire que&nbsp;:</p>

<p>Mme&nbsp;ANONYME a été licenciée sans cause réelle et sérieuse.</p>

<p>Dire que&nbsp;:</p>

<p>Mme&nbsp;ANONYME a subi un préjudice portant à dommages et intérêts.</p>

<p>En conséquence, condamner le Lycée professionnel Bernard Palissy au paiement des sommes suivantes&nbsp;:</p>

<ul class="spip"><li>1 013,22 euros brut au titre de l’indemnité de requalification (1 mois de salaire).</li><li>6 079,32 euros brut au titre du licenciement sans cause réelle et sérieuse (6 mois) plus 1 215,86 euros brut de congés y afférents.</li><li>607,93 euros brut à titre d’indemnité légale de licenciement (1/5 de mois par année d’ancienneté).</li><li>2 026,44 euros au titre de l’indemnité de préavis (2 mois), plus 10&nbsp;% congés afférents soit 202,64 euros brut.</li><li>3 600 euros au titre de dommages et intérêts pour préjudice subi.</li><li>750 euros au titre de l’article 700 du code de procédure civil.</li></ul>
<p>Ordonner la remise de l’attestation ASSEDIC sous astreinte de 15,00 euros par jour de retard à partir de la date du prononcé du jugement.</p>

<p>Ordonner la remise de l’attestation de compétences sous astreinte de 15,00 euros par jour de retard à partir de la date du prononcé du jugement.</p>

<p>Ordonner l’exécution provisoire article 515 du CPC.</p>

<p>Condamner le lycée professionnel Bernard Palissy aux entiers dépens.</p>

<p>Sous toutes réserves.</p>

<p><i>Pièces versées aux débats</i></p>

<p>Pièce N°&nbsp;1&nbsp;: Contrat d’avenir par un EPLE du 1er septembre 2008</p>

<p>[#Ref_Pi%25252525252525252525252525C3%<-]
Pièce N°&nbsp;2&nbsp;: Convention du 17 juillet 2008</p>

<p>Pièce N°&nbsp;3&nbsp;: Avenant du 1er mars 2009</p>

<p>Pièce N°&nbsp;4&nbsp;: Convention du 17 février 2009</p>

<p>Pièce N°&nbsp;5&nbsp;: Avenant du 30 juin 2009</p>

<p>Pièce N°&nbsp;6&nbsp;: Convention du 23 juin 2009</p>

<p>Pièce N°&nbsp;7&nbsp;: Avenant du 31 août 2010</p>

<p>Pièce N°&nbsp;8&nbsp;: Convention du 31 août 2010</p>

<p>Pièce N°&nbsp;9&nbsp;: Avenant du 15 septembre 2010</p>

<p>Pièce N°&nbsp;10&nbsp;: Avenant du 10 mai 2011</p>

<p>Pièce N°&nbsp;11&nbsp;: Devis de formation</p>

<p>Pièces N°&nbsp;12 à 14&nbsp;: Bulletins de salaires (3)</p>

<p>Annexe N°&nbsp;1&nbsp;: loi n°&nbsp;2005-32 du 18 janvier 2005</p>

<p>Annexe N°&nbsp;2&nbsp;: décret n°&nbsp;2005-242 du 17 mars 2005</p>

<p>Annexe N°&nbsp;3&nbsp;: circulaire DGEFP n°&nbsp;2005-13 du 21 mars 2005</p>

<p>Annexe N°&nbsp;4&nbsp;: Arrêt de la Cour de Cassation, chambre sociale - 30 novembre 2004 - pourvoi n°&nbsp;01-45.613</p>

<p>Annexe N°&nbsp;5&nbsp;: Arrêt de la Cour de Cassation, chambre sociale - 17 juin 2005, N°&nbsp;03-42.596 et 03-43.167.</p>

<p>Annexe N°&nbsp;6&nbsp;: Arrêt de la Cour de Cassation, chambre sociale - 19 janvier 1999, N°&nbsp;de pourvoi 96-45.583</p>

<p>Annexe N°&nbsp;7&nbsp;: Arrêt de la Cour de Cassation, chambre sociale - 17 juin 2005. C N°&nbsp;03-44.900.</p>

<p>Annexe N°&nbsp;8&nbsp;: Arrêt de la Cour de Cassation, chambre sociale - 17 janvier 1995 - n°&nbsp;91-43.438</p>

<p>Annexe N°&nbsp;9&nbsp;: Tribunal des conflits - 7 juin 1999, N°&nbsp;de pourvoi&nbsp;: 99-03152</p>

<p>Annexe N°&nbsp;10&nbsp;: Tribunal des Conflits - 24 septembre 2007, N°&nbsp;de pourvoi 07-03645</p>

<p>Annexe N°&nbsp;11&nbsp;: Tribunal des Conflits - 30 juin 2008, N°&nbsp;de pourvoi 08-03641</p>

<p>Annexe N°&nbsp;12&nbsp;: Tribunal des conflits - 15 décembre 2008, N°&nbsp;de pourvoi&nbsp;: 08-03685</p>

<p>Annexe N°&nbsp;13&nbsp;: Tribunal des conflits - 23 novembre 2009, N°&nbsp;de pourvoi 09-03733</p>

<p>Annexe N°&nbsp;14&nbsp;: Tribunal des conflits - 22 novembre 2010, N°&nbsp;de pourvoi 10-03789</p>

<p>Annexe N°&nbsp;15&nbsp;: Cours d’Appel d’Amiens - 29 septembre 2010, N°&nbsp;10-00639</p>

<p>Annexe N°&nbsp;16&nbsp;: Conseil des prud’hommes de Rouen – 29 septembre 2011, N°&nbsp;F 10/00364</p>

<p>Annexe N°&nbsp;17&nbsp;: Conseil des prud’hommes de Rouen – 29 septembre 2011, N°&nbsp;F 10/00365</p>

<p>Annexe N°&nbsp;18&nbsp;: Conseil des prud’hommes de Rouen – 29 septembre 2011, N°&nbsp;F 10/00366</p></strong></i>

Documents joints

  • Discussion, OpenDocument Text, 38.3 ko

    Version OOo Writer de cet article